• Chap.2 : Ce que veut l’hôte.

    Assis devant son bureau en chêne rouge, qui avait servi plus d’une génération de Malfoy, Lucius attendait calmement la venue de son ami, en réglant certaines affaires qu’il avait en cours. Un crépitement dans sa cheminée lui annonça l’arrivée de la personne attendue. Il souleva royalement sa tête et regarda entrer l’homme vêtu de noir de la tête aux pieds.

    - Toujours pas prêt à changer ta garde de robe, Sévérus.

    - Non, lui répondit sèchement le dit Sévérus.

     

    Sévérus Rogue était venu ici contre son gré. Non pas que la compagnie de son meilleur ami le gênait mais le ton qu’il avait mis dans sa lettre pour lui donner rendez-vous ce soir, ne présageait rien de bon. Se plaçant, les mains dans le dos, devant le bureau de Lucius, en tentant de garder son calme, Sévérus attendait la raison du pourquoi de sa présence ici. Lucius avait replongé la tête dans sa paperasserie et terminait ce qu’il était en train de faire. Le mot qu’il avait envoyé au professeur de potions était bref, autoritaire et sans aucune indication précise sur ce qu’il attendait de lui. Forcément sinon ce dernier ne serait jamais venu se jeter dans la gueule du loup. Dès qu’il eut mis le point final à son affaire, le sorcier blond se leva invitant le brun à le suivre.

    - Je ne te propose pas une tasse de thé, Sévérus lui dit-il tout en marchant dans les couloirs du manoir Malfoy, nous n’aurons pas le temps pour cela.

     

    Le manoir Malfoy était vieux et grand. Et pour les ignorants, il était encore plus grand de l’intérieur que de l’extérieur car il recelait des passages, pièces secrètes et autres salles qui ne se dévoilaient que sous l’ordre de ses maîtres. Sévérus le savait et ce qu’il aimait en particulier, c’était la bibliothèque interdite, une bibliothèque encore plus grande que celle de Poudlard, relatant des récits d’un autre âge, fourmillant de livres de magie noire en tout genre. Sévérus adorait passer l’été ici, rien de tel pour sa créativité qui se fanait dans cette école pour sorciers débiles et sans talent. En suivant son ami dans le labyrinthe de couloirs, Sévérus savait que ce n’était pas à la bibliothèque interdite qu’il était conduit. Soupirant doucement, il espérait  qu’il n’allait pas remettre sur le tapis le sujet sur « le maître » ou encore faire une connerie comme l’an dernier avec le journal intime de leur seigneur.

     

    Ils arrivèrent devant une porte que Sévérus ne connaissait pas. Blanche aux bordures dorées, elle était soignée et semblait somptueuse. À première vue, rien de menaçant. Mais n’oubliant pas qu’il se trouvait chez les Malefoy, le dicton la robe ne fait pas le sorcier, s’adaptait parfaitement à la situation actuelle.  Lucius entra le premier, c’était un bon signe, le maître de potions le suivit sans crainte. A son plus grand étonnement, la pièce était vide. Pas une table, pas une chaise, rien, juste de la moquette au sol. Il n’y avait pas de fenêtre, la lumière venait du plafond, sans aucun doute magique. Se retournant étonné, mais ne laissant rien paraître, vers son hôte, Sévérus constata que son ami avait retiré sa robe de sorcier et était vêtu d’une chemise blanche et d’un pantalon noir. Ecarquillant les yeux totalement perdus, il s’apprêtait à questionner Lucius quand il fut violemment projeté au sol.

     

    Sévérus Rogue, allongé de tout son long sur la moquette, tentait de se relever mais il n’arrivait pas à décoller ses mains et ses pieds du sol.

    - Lucius, qu’est-ce que c’est que cela ? Qu’as-tu encore en tête ? hurla-t-il fou de rage.

    Calmement le dit Lucius alla s’accroupir près de son ami.

    - Je pense que toi, comme moi il y a quelques jours, tu as oublié que nous avons une affaire en cours.

    - Une Affaire ? grimaça le maître de potion.

    - Oui, tu me dois un héritier, non ?

    A peine avait-il dit cette phrase que l’homme au sol se retrouva sans aucun vêtement.

    - Lucius, grogna le sorcier brun qui tentait toujours de se libérer, soulevant ainsi sa tête et son dos du sol.

    - Comprends-moi Sévérus, il y a de l’argent qui dort bêtement à Gringrotts, je ne vais tout de même pas le laisser à ces affreux gobelins !

    Sévérus se préparait à répondre quand le blond lui mit sa baguette sous la gorge. Ils croisèrent alors leurs regards, ouvrant ainsi une bataille visuelle. Le professeur fulminait de rage et le représentant du ministère restait froid, déterminé et en position de force.

    - Bloglang, lança Lucius.

     

    Pieds et poing bloqués au sol, langue collée au palais, le torse de Sévérus dansait sous les profondes respirations qu’il prenait. Il avait réussi à plier ses jambes mais les œillades lubriques que lui lançait Lucius lui indiquait que ce n’était pas un geste de victoire. Resserrant fermement ses cuisses, il fusillait du regard le blond en train de terminer de se déshabiller. Une fois nu, Lucius Malfoy vint se positionner de tout son long devant le brun. Son membre dansant lorsqu’il marche ne laissa pas Sévérus Rogue indifférent, le ramenant des années en arrière. Rougissant à la vue des parties intimes de son ancien amant, qu’il trouvait embelli avec le temps, il sentit une chaleur chatouillée son bas-ventre. La teinte rouge pâle que Sévérus arbora devant son corps dénudé donna à Lucius toute autorité sur son corps. Un sourire narquois de vainqueur, tout puissant et irrésistible, se dessina sur son visage. Lucius reprit sa baguette et retira le sort de bloglang de son amant, avant de se saisir fougueusement de ses lèvres. Il n’eut aucun mal à pénétrer la bouche du brun et pendant que leurs langues jouaient rageusement ensemble, Lucius baladait ses mains sur le corps de Sévérus se demandant par Merlin pourquoi ils avaient arrêté d’être ensemble. Lorsqu’il entreprit de redécouvrit son amant avec sa bouche, il put entendre ce dernier souffler, gémir, râler et pour son petit bonheur sadique, le supplier de le libérer pour pouvoir lui aussi le caresser. Bien sûr, Lucius n’en fit rien, le plaisir de dominer était plus intense ainsi. Et quand ils s’unirent, regarder son amant jouir avec la fière intensité d’un désir ayant un arrière-goût d’humiliation, lui donna encore plus de plaisir.


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  • Chap.1 : Se souvenir

    Cette soirée s’attardait en longueur. Tous ces gens totalement inutiles du ministère qui faisaient des courbettes insignifiantes à cet imbécile de Fudge, l’irritaient au plus au point. Lucius Malfoy balayait l’assemblée de son regard froid et hautain, tout en contrôlant son envie de lancer des avada kedavra à ces soit-disant collègues. Il écoutait vaguement, depuis trois bonnes heures, les ragots en tout genre que lui déblatéraient pour la millième fois son confrère (fidèle mangemort comme lui-même) Nott. Tout cela était vraiment pathétique mais il devait encore rester une bonne heure, bienséance oblige, c’est un Malfoy tout de même.

    Un sous-fifre  de bas étage vint le saluer. Ce n’était pas qu’il l’aimait, il ne le connaissait même pas mais son intervention avait réussi à arrêter la stupide conversation qu’il avait avec Nott. Rien que pour cette raison, cet insignifiant individu méritait qu’on s’attarde sur son cas. Quelle vie pathétique, ce garçon avait. Serrant fermement le verre qu’il tenait entre les mains, il le porta gracieusement à sa bouche pour en boire quelques gorgées. Ce jeune homme voulait travailler dans son service et puis quoi encore. Sans trop lui donner d’espoir, il lui conseilla de revenir le voir, un jour, à son bureau pour en rediscuter. Le jeune homme partit en lui faisant un grand sourire.

    - Encore un lèche-botte, Lucius, lui lança Nott.

    - Que veux-tu, ils ne peuvent  pas réussir seul, ils ont besoin qu’on les tienne par la main.

    - Bien bête celui qui pense que tu es d’une main secourable.

    Cette dernière remarque ne méritait pas de réponse et il laissa Nott recommencer à jacasser tout seul parlant des cloportes et des petits arrivistes, ceux qui gravissaient les échelons en s’appuyant sur les autres. Comme si lui-même n’en faisait pas parti. Que croyait-il qu’il était en train de faire, à lui tenir la jambe depuis le début de cette mascarade. Lui, Nott, ignoré de tous discutant avec un Malfoy, il faisait pas des courbettes ? Il n’essayait pas de se faire remarquer ? Et comme souvent, bien sûr, la conversation dériva sur la seule personne qui avait l’estime de Lucius, Sévérus Rogue. Pour la plupart des gens de son entourage, Séverus était vu comme le parasite par excellence. Pas de nom, pas de fortune, pas de femme, pas d’enfant, il était tout désigné pour être le jaloux, l’hypocrite, son lèche-cul de service. A écouter Nott rabaisser encore et encore le professeur de potions de Poudlard, il se remit à penser à ce qui les liait réellement.

     

    Tout avait commencé à Poudlard. Lui, Lucius, prince des Serpentards, entouré de sa cour, avait pris sous son aile Sévérus, l’intellectuel. Il était doué pour faire ses devoirs, lui expliquer les choses qu’il jugeait compliqué et bien évidemment, les coups en traître. Ils passaient des heures seuls dans sa chambre privée, au début à discuter et puis, plus tard… Qui aurait cru que sous ces robes miteuses pouvait se cacher un corps d’Apollon. Bien sûr, à première vue, Sévérus n’était pas d’une beauté flagrante, ses cheveux et surtout son nez, ne donnait pas envie de s’engager. Mais après avoir parcouru avec ses mains et sa langue chaque parcelle du corps du brun, le blond en était devenu fou. Il n’y a pas eu un soir, lors de leur dernière année scolaire, où leurs corps ne s’étaient pas unis dans la chaleur de leurs désirs. Rien que de se rappeler les gémissements de son amant de l’époque, Lucius sentit monter en lui l’excitation.

     

    Si seulement il n’y avait pas eu Selva, sûr, ils auraient été ensemble. Son père voulait un mariage d’argent, de raison. L’amour, c’était pour les faibles, Lucius le savait. D’ailleurs, ce n’est pas sous cet angle qu’il avait présenté les choses, il n’était pas bête à ce point. Sévérus quoi qu’ayant des origines moldues était le fils d’Eileen Prince. Les Prince étaient une vieille et noble famille de sorciers fortunée, donc c’était des gens riches et des purs sangs. A peine avait-il prononcé leur nom devant son père que le mariage était conclu. Mais s’était sans compter sur Selva Prince, la mère d’Eileen, qui avait toujours renié Sévérus. Elle refusa catégoriquement d’associer son nom à un fils de moldus. Les Malfoy durent renoncer à lier une fois de plus (car ce n’était pas la première fois) leur nom à celui des Prince. L’histoire resta entre eux, pas question que cela se sache, et il avait finalement épousé Narcissa, une fille du clan Black.

     

    En quittant Poudlard, ils avaient renoncé à leur relation « amoureuse » mais pas à leur amitié. Et puis 7 ans plus tard, la vieille Prince mourait, sans aucun autre héritier que Sévérus. Pourtant, il n’était toujours pas question de lui donner un mormillon. Elle laissait la grande fortune des Prince aux Malfoy. Cadeau à double tranchant car les Malefoy voyaient leur immense fortune augmenter encore mais ils ne pouvaient utiliser cet argent que s’il y avait un lien du sang. Or, pour obtenir ce lien, il aurait fallu un enfant entre le dernier des Princes et un Malfoy. En lui apprenant la nouvelle, Lucius avait eu l’espoir de recommencer sa liaison avec son bel amant et il lui avait laissé le temps pour se décider. Cela faisait….

     

    Trop longtemps. Par Merlin, comme cela se faisait-il ? Comment avait-il pu laisser dormir depuis si longtemps la fortune des Prince. Etait-il devenu fou ? Il n’avait pas obligé Sévérus à lui donner cet héritier tout de suite et voila, le temps s’était écoulé. S’il continuait sur cette voie, jamais les Malfoy ne pourraient utiliser l’argent et les biens des Prince. Remerciant intérieurement cet idiot de lui avoir rappelé qu’il avait de l’argent qui s’ennuyait fortement à Gringrotts, il ramassa sa femme et quitta cette réception bien décidé à lier l’utile à l’agréable.


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  • Le secret des cachots

     
    Il est l'unique descendant des Princes, mais il n'en est pas l'héritier. Puisqu'il était de sang-mêlé, ils l'ont déshérité en faveur des Malefoy. Oui mais pour que ceux-ci prennent possésion des biens ils leur faut ....
     
    note spéciale : c'est un Sévérus Rogue/Lucius Malefoy. FIC TERMINEE.

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  • Partie V

    Il était déjà dans son lit quand il entendit le son d’un saut de transplanage. Il ne se retourna même pas pour savoir de qui il s’agissait, il n’en avait pas envie, trop fâché. La personne se glissa furtivement sous la couette et venue se coller jusqu’à lui, passant son bras autour de sa taille.

    -« Tu es fâché ? » murmura t-elle. Mais seul le silence de la chambre lui répondit.

    -« C’est à cause du baisé ? » continua t-elle à demander. Mais la réponse ne venait toujours pas. Alors elle l’embrassa dans le cou.

    -« Va te laver la bouche avant de m’embrasser » tonna Harry remonté. « C’est dégueulasse. Comment t’as pu l’embrasser ? »

    -« Tu es jaloux mon amour. »

    -« Pas du tout, c’est ta bouche tu en fais ce que tu veux. »

    Un autre baisé dans le cou le fit se retourné. Ses yeux verts étaient sombres et colériques.

    -« ça t’as plu de l’embrasser ? »

    -« Es-tu jaloux ? »

    Silence.

    -« Oui. Oui je suis jaloux. »

    -« Tu tiens à moi, alors ? »

    Il ne voyait rien, il faisait trop noir dans la chambre, mais il pouvait deviner la silhouette de la personne en face de lui. Il tendit la main et toucha le bras chaud de son invité. Une tête se lova alors contre son torse et le vénérable vainqueur enroula ses bras autour du buste de l’inconnu.

    -« Bien sur que je tiens à toi, Drago. »

     

    OoO

     

    Depuis le dîner chez les Weasley le monde sorcier était en crise. Jamais, par Merlin jamais, elle n’aurait imaginé ça. Hermione encore en congés pour quelques jours s’assit lourdement sur le divan du salon. Tout avait commencé le lendemain de ce repas improvisé qui s’était agréablement bien déroulé. De bon matin, Ginny était allé comme une fleur vêtue de sa plus belle parure au ministère. Elle été passé devant tous ces citoyens qui attendaient désespérément qu’on les reçoit, devant toutes ses secrétaires incontournables protectrices de leur supérieurs sans rien demander à personne, un peu comme elle faisait avant, quand elle sortait avec Harry. Intriquées, les plus curieuses l’avaient suivi jusqu’aux bureaux des aurors, jusqu’au bureau d’Harry Potter. Bien que l’homme n’ait pas été là, le mal était déjà fait. Elle avait passé plus d’une heure là-bas papotant tranquillement, comme la maitresse des lieux, avec Sacha. Le soir même, le quotidien Sorcier noctambule en fit ses choux gras, titrant  « le retour de la rousse ». L’histoire aurait pu s’arrêter là mais le lendemain ce fut la Gazette qui prit le relais, sous la plume de cette chère Rita Skeeter, l’histoire prit des proportions hors-du commun. Le sauveur qui n’était même pas présent le jour des faits, l’était, il serait même arrivé en même temps qu’elle la tenant pas la taille et la couvrant de baisés enflammés. L’insupportable journaliste clamait qu’elle avait tout vu de ses yeux, et quelle répondrait à la question que se posait toutes les lectrices : « depuis quand étaient-ils de nouveaux ensemble ? » L’après-midi même Harry était de nouveau chez les Weasley irrité au plus au point se demandant comment il allait sortir indemne de cette situation. Ginny trop heureuse de l’avoir à la maison, jouait les fausses ingénues, les amies compatissantes et les conseillères de génies. Cependant malgré tous les « bons conseils »  de la rousse  qui tendaient toujours à la mettre en avant, Molly et Hermione lui conseillèrent d’écrire une lettre courtoise pour tout démentir à tous les quotidiens du pays. La brune l’aida même à la rédaction. Mais le temps que la lettre arrive, Sorcière Actuelle avait déjà reçut un millier de lettre de fans pleurant et hurlant leur déception. Et alors qu’Harry et Ron se trituraient les méninges sur leur affaire de kidnapping d’enfants sorciers contre rançons, le choc fut terrible. Dans la même journée, Rita Skeeter révélait qu’il y a trois soirs de là, les Weasley avaient invités 5 des plus courus célibataires du pays –tout nommé pour le titre du célibataire de l’année chez Sorcière Actuelle- chez eux afin de la belle rousse en choisisse un, que ce même magazine était près à retiré la candidature d’Harry Potter s’il s’avérait que les allégations étaient vrais et qu’au final la lettre de démentie d’Harry passait totalement inaperçue, du faite qu’il avait passé toute la journée de la veille au Terrier. Comment mettre la main sur des enleveurs d’enfants quand on était poursuivit par une horde de journalistes? Comment ne pas perdre son sang-froid ? Comment rester stoïque devant la situation ? Sans compter que le jour de la commémoration de la victoire approchait à grand pas. Tous les chroniqueurs spéculaient sur le nouveau couple. Tous pensaient que ce serait ce 4 Juin, qu’ils arriveraient bras-dessous, bras-dessus en plein Poudlard. Qu’Harry monterait sur l’estrade sans quitter Ginny et même que la jeune fille ferait un discourt où elle annoncerait leur engagement mutuel. Ginny était aux anges, Ron s’arrachait les cheveux, Harry était lunatique et soupe-au-lait et elle, Hermione recevait des lettres de mécontentements de ses collègues lui demandant pourquoi elle ne les invitait pas à venir chez elle pour rencontrer les plus beaux parties du pays.


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  • Partie IV

    Que ne fait-on pas pour ces amis.

    Il avait longtemps hésité, non pas qu’il soit un homme indécis, mais vu que cela faisait longtemps qu’il n’était pas accepté une invitation, il ne savait pas s’il devait opter pour une apparence formel ou un look décontracté. En gros, il hésitait entre une tenue sorcière et une tenue moldue. Ce n’était pas pour dire qu’il allait loin, il se rendait juste chez son vieil ami Ron. Un jean délavé avec quelque trou montrant l’illusion de l’usure, un tee-shirt large aurait pu faire l’affaire. Mais les Weasley avaient rusé. Bien qu’aimant cette famille plus que tout, Harry n’était pas revenu au Terrier depuis plus qu’un an. Il refusait toutes les invitations des propriétaires ne cachant pas que l’attitude de son ex-petit-amie à son égard l’incommodait grande. Sachant qu’il ne viendrait pas, Ron avait commencé par invité, devant lui, d’autres personnes avant de se tourner comme si de rien était et de lui dire d’un air navré qu’il pouvait venir si ça lui chantait.

    -« Oh, Harry ! Si tu veux venir, tu peux… mais je te force pas. D’ailleurs si tu viens je dois dire à Herm de rajouter un couvert. » Harry se souvenait de la phrase qu’avait prononcé son ami avant de partir sans même attendre la réponse. Bien sur, l’auror qu’il était n’avait pas été dupe devant ce petit manège, cependant l’article dans le Sorcière Actuelle prétendait qu’il était un moine et il avait envie de se prouver à lui-même que c’était faux. Alors avant la pause déjeuné, il avait accepté l’invitation, il dînerait avec la famille Weasley et leurs amis. S’il y avait des gens inconnus à cette soirée, une belle robe sorcière serait plus adéquate. Se passant une main dans les cheveux, Harry Potter se demanda comment faisait les filles pour se décider, elles qui avaient plus de vêtements que lui. Il y aurait qui à cette soirée d’abord, et était-ce vraiment une soirée ? Non, c’était plutôt un dîner entre amis. La famille Weasley serait surement là au grand complet : Molly, Georges, Perceval, Cécilia, Ginevra ... A l’idée de revoir son ex, la colère l’envahi. Il se devait de resté calme, Ron lui avait promis de le secourir à tout danger contre sa sœur si elle s’approchait trop près. Il se souvenu que Ron avait invité Denis, donc Théodore aussi. Dean, leur collègue, était aussi de la partie. Sacha la petite secrétaire italienne était aussi des leur. Non, cette soirée allait être bon enfant, pas besoin de se mettre sur son 31. Fière de cette décision, qui lui aura quand même demandé une heure, il alla se préparé, puis transplana directement devant le porte des Weasley. La nuit était très sombre ce soir, le vent plutôt glacial, son cœur se serra. Quelques voix lui parvenues de l’intérieur, des éclats de rire aussi, il lui sembla qu’il était en retard, un sourire s’esquissa sur ses lèvres : il était toujours en retard. Il toqua vigoureusement sur la porte.

     

    Bien sur qu’elle sourirait, elle n’allait pas leur faire la tête tout de même ! Notamment quand l’un d’entre eux devait devenir sa proie pour ce soir. Ginny, dans une petite robe rose vif ultra décolletée, tendit un verre à l’homme en face d’elle. Il était plus beau que sur la photo dans Sorcière Actuelle. Ce grand brun au regard noisette, joueur professionnel de quidditch, avait un sourire ravisant.

    -« J’adore ta robe Ginny, elle te va à ravir » fit un autre homme derrière elle, le regard pétillant et pleins d’envies.

    -« Merci Dean » fit-elle dans un sourire victorieux. « Je l’ai acheté ce matin, exprès pour ce soir. »

    Molly soupira bruyamment tout en secouant la tête. Elle savait que cette robe n’était qu’un moyen désespère de sa fille pour attirer l’attention d’un homme, un seul : Harry Potter. Elle souhaitait au fond de son cœur, qu’il ne vienne pas. On frappa à la porte.

    -« J’y vais » s’empressa de dire joyeusement la rousse. Mais sa mère étant plus proche la devança.

    -« Ho ! Mon chéri » fit la mère ouvrant grands les bras, « je suis ravie de te revoir. »

    A ces mots Ginny se crispa, son cœur s’emballa, elle se mit à rougir malgré elle. A la porte, un homme noir, svelte et élancé se précipitait dans les bras de la matriarche.

    -« Moi aussi Molly, je suis heureux de vous revoir. » Une fois l’étreinte finie, il se décala pour présenter son invité. « J’ai amené Drago avec moi, cela ne vous dérange pas ? »

    -« Bien sur que non » le rassura Hermione qui était sortie de sa cuisine le cœur battant à tout rompre après la phrase de bienvenue de sa belle-mère.

    A la vu du blond, un frisson parcouru le dos de Ron. Malgré les années, le repentir de l’aristocrate, les bas instincts de ce père de famille revenaient toujours à la charge des qu’il s’agissait des Malefoy. Cependant, il se devait de passer outre.

    -« Bonsoir Blaise. Bonsoir Mal…Drago » venu t-il les accueillir, une main tendue vers eux. De suite Blaise s’en saisit pour la serrer franchement. Drago se contenta d’un sourire poli et d’un signe de tête.

    -« Tiens » commença Blaise en entrant dans la salle à mangé, « mais c’est Oliver Dubois. Dis-moi Ginny » poursuivit –il en enlaçant la jeune femme « tu n’aurais pas réuni se parterre de beaux gosses célibataires pour faire ton choix pour le vote dans Sorcière Actuelle, dit moi. »

    -« Oh, non ! » clama la rousse dans un quasi fou-rire. « Je me suis fait démasquer. »

    Sur ce, toute l’assemblée se mit à rire.

    -« Et dire que je pensais que c’était une idée d’Hermione » fit une belle blonde derrière la dite Hermione. Cette dernière se retourna, vivement, faussement choquée.

    -« Mme Perceval Weasley, je suis mariée, tout de même. »

    -« Etre marié, ne veux pas dire qu’on soit aveugle, Hermione » enchaina sa belle-sœur. « Comment peux-tu rester stoïque devant le beau Lee Jordan. »

    -« Hein ! »fit le sorcier de couleur tiré de ses occupations. Il était assit sur le sofa entouré par tous les enfants Weasley qui lui réclamaient une histoire.

    Une fois de plus l’assemblée éclata de rire.

    -« N’est-il pas adorable, mesdames. »

    -« Heu … » enchaina Théo assit sur les genoux de Denis à l’autre bout de la pièce. « Pour l’instant votre beau gosse célibataire joue surtout les nounous ! »

    -« Moi un célibataire à qui je peux laisser mes enfants sans crainte, mais je vote pour lui » annonça la femme de Percy, Cécilia.

    -« C’est vrai que c’est un bon point pour Lee, ça. » surenchérit Ginny.

    -« Il va falloir jouer des coudes messieurs si vous voulez que ces dames votes pour vous » fit remarquer Georges.

    -« Et il n’y a qu’une seule façon d’y arrivé, fit Sacha Valence, secrétaire au bureau des aurors, en se glissant entre Blaise et Drago tout en enroulant ses bras autour des leur. « Il faut tester la marchandise. »

    -« Sacha » gloussa Cécilia.

    -« Ne vous inquiété pas les filles » déclara t-elle plongeant son regard bleu-vert dans celui d’Olivier « je me sacrifierais pour vous. »

    -« Hermione se fera un plaisir de te céder sa place, mais pas moi. »

    -« Cécilia » intervenu enfin un mari.

    Et les fou-rire continuèrent de plus belle, sans que personne ne remarqua d’un nouvel invité était entré dans la pièce. Il avait frappé, mais personne n’avait entendu trop occupé par la conversation. Personne ou presque, car Molly Weasley l’embrassait sur la joue pour le saluer.

    -« Chéri, en tant que fidèle lectrice de Sorcière Actuelle, je me dois de voter au mieux. Et pour ça je dois… »

    -« Tu ne dois rien du tout » le coupa son époux.

    -« Percy comme oses-tu refuser à ta femme la joie d’être entourée par tous ces superbes célibataires. »

    -« Enfin, toi Ron dit quelque chose. »

    -« Pourquoi faire ? » demanda le frère surpris. « Hermione ne s’intéresserait jamais à ce genre de trucs ! »

    -« Quoi ! Tu penses que je ne... tu crois que … Et bien si c’est ça, je vais voter ! »

    -« Enfin chérie aucun homme dans cette pièce, autre que moi, ne mérite ton vote. »

    Tous les hommes célibataires de la soirée se mirent à huer le mari.

    -« Je vais voter pour … » commença Hermione en regardant Olivier, « pour… » Poursuivit-elle en regardant Lee, « pour … » continua t-elle regardant Blaise et Drago « pour… » Persista t-elle effrayer de n’avoir trouvé personne. Son regard balaya la pièce. « Harry ! » fit-elle enfin en le regardant. Toute l’assemblée ou presque se retourna vers lui. Il était dans les bras de Molly qui le berçait tendrement.

    -« Très bon choix Hermione » proclama Molly « mais c’est moi qui le testerait en premier ».

    Derechef, l’assemblée éclat de rire.

     

    Avec l’arrivée d’Harry, tous les invités des Weasley étaient présents. Ron qui était par la force des choses devenu le chef de cette tribu, les conduisirent à l’extérieur. Comme à chaque réception, Georges c’était chargé de la décoration. Dans un style sobre mais joviale, il avait installé un salon/salle à mangé sous une tente  derrière la maison. Après l’émerveillement des invités, ils prirent un petit apéritif avant de passé à table. L’ambiance conviviale et enjouée, passait de conversations sérieuses aux fous rires sans discontinuer. A la fin du repas, quittant la table, les enfants s’en allèrent s’amuser dans un coin jeu spécialement aménagé pour eux, alors que les adultes s’installèrent dans des fauteuils confortables autour d’une table basse. Les conversations les plus futiles qu’il soit s’enchainèrent à un rythme endiablé, procurant éclat de rire et consternations. Le  sujet récurant, les relations amoureuses. Sacha qui avait beaucoup bu se lâchait complètement et faisait du charme à tous les célibataires qu’elle croisait. Encouragée par Cécilia, la petit secrétaire, n’hésitait pas à poser des questions indiscrètes à des hommes rougissant de honte. A chaque fois qu’arrivait le tour d’Harry il perdait sa langue, comme l’avait dit Molly. Par contre Drago adorait les détails et il n’hésitait pas à en donner surtout quand il ne s’agissait pas de lui. Denis était presque fâché de voir que le blond en savait plus sur sa vie sexuel que lui, Théo fusillé du regard promettait de ne plus rien raconté à personne, et Blaise jouait les candides faisant celui qui ne comprenait rien à rien. Dean draguait sans succès Ginny, plus intéressé par Olivier et Drago. Elle hésitait entre un ex-Gryffondor et un ex-Serpentard pour jouer le rôle de celui qui devait rendre Harry jaloux. Hermione faisait l’arbitre pendant que Ron tentait de modérer les ardeurs de tout monde. Il était presque 2h du matin quand Percy décida de partir, sa femme et lui travaillaient le lendemain et les enfants dormaient déjà dans l’air de jeu. Ils furent suivit peu de temps après par Georges, puis par Théo/Denis, Lee et Olivier. Molly proposa un tilleul que les invités restant acceptèrent avec joie. Pour l’aider sa fille et sa belle-fille. Les garçons restèrent discuter d’un sujet qui n’avait pas encore été abordé jusque là : le disfonctionnement du ministère. Quand Ginny revenu avec son plateau plein de tasses, elle savait que Merlin avait fait le choix pour elle. Il ne restait plus que Drago comme homme potable, et plus elle y pensait mieux s’était. Le blond avait toujours été la Némésis d’Harry et à coup sur, le voir draguer son ex rendrait le brun jaloux.  Une fois tout le monde servit elle s’assia à côté de l’aristocrate et doucement le tira hors de sa conversation, pour en n’entamé une avec elle. Très vite la pression monta d’un coup. Les gestes suivirent les mots, et les sourires entendus devenus des baisés et des caresses. Ron était atterré par l’attitude de sa sœur, Dean déconfis, Blaise goguenard, Molly irrité et Hermione désespérée. Le seul qui semblait calme fut Harry mais personne n’était dupe, il n’arrêtait pas de regarder le couple, furieux, soupirant bruyant. Sacha à son bras furieuse de la situation le lui fit très clairement remarqué avant de partir dessoulée. Bien sur il s’était défendu ripostant qu’il n’était pas jaloux, et attaché à personne. Mais le mal était fait, l’ambiance était retombée, tout le monde rentra donc chez eux. Dean partit le premier, demandant tout de même à Ginny un rendez-vous entre amie. La rousse dans un sourire moqueur accepta. Ensuite venu le tour des ex-Serpentards. Blaise salua tout le monde avec une petite blague final, tandis que Drago embrassait langoureusement Ginny, sous les regards noirs d’Harry. Ce dernier partit, énervé, regardant Ginny, qui ne le salua même pas, comme un chien en ragé. Sur le pas de leur porte, Hermione et Ron se regardèrent intrigué. Le plan scabreux de Ginny avait-il marché ? En attendant d’avoir une réponse concrète, la rouquine ouvrit son armoire en se demandant qu’elle robe allait-elle mettre demain pour aller s’excuser de son comportement lascif à Harry.


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